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16/10/2008

Tout va bien

Qu'est ce que tu dis ? Coué ? TOUT VA BIEN...

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Un beau résumé de nos belles journées par Delize... Plein d'autres par ici  >

06:33 Publié dans fun, Politique | Lien permanent | Tags : humour, crise, bourse, économie, kracj | | Commentaires (2)

29/09/2008

Libre-service

Ca devait finir par arriver. Et encore on est là plutôt dans l'avertissement sans frais. Le happening et l'alerte médiatique. Mais tu verras bien qu'un beau matin fatigués... Parce que le pouvoir n'est pas forcément dans les mains de ceux qui croient le détenir.

Une hiérarchie, par exemple, n'existe - dans pas mal d'entreprises et administrations - que très peu si l'on décide qu'elle n'est qu'un bruit de fond et de limiter son impact à un accueil cynique agrémenté d'un sourire narquois. Un pouvoir marchand ou financier ne survit que parce qu'on le laisse en position de continuer en échange de ce qu'il nous accorde (et nous fait gober par intoxication idéologique). Car même s'ils s'appuient sur des appareils à leur solde, leur pouvoir de coercition est en réalité très limité lorsqu'il n'est plus reconnu comme légitime.

Tout ça pour ouvrir sur une initiative qui mériterait un large écho car très parlante :

 

Vidéo envoyée par lappeletlapioche

Bakchich relate ici l'opération de fin de mois du samedi 27 septembre.

Plus austère peut-être mais tout aussi "alternative" au modèle dominant (écrasant), une expérience autrichienne (où l'extrême-droite vient de connaître une poussée qui a peut être quelques explications autres que historico simplistes). A vienne Rue89 nous emmène dans un supermarché pour pauvres. Leçons inside.

 

07:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : politique, économie, contestation, marché, libéralisme, alter | | Commentaires (0)

19/09/2008

Pornographie économique

Il faut savoir laisser tourner le monde pas rond. Et se heurter les hasards.
Une fois de plus la saleté est dans le regard, la (pseudo) morale, la finance et la banque. Rien à voir entre eux ? La violence d'une famille, du poids de la religion et du "qu'en dira-t-on" est elle pire que celle des mondes interlopes ? Un banquier de Wall Street est-il plus fréquentable qu'une actrice X ?  On est d'accord.

D'abord l'histoire de Nyl, actrice si peu connue que je n'ai retrouvée (sorry) ni photo, ni extrait de ses activités : C'était sur RTL hier soir: écoute Julien Dumond.

Puis un peu de BD en pdf. Ou comment comprendre la crise boursière simplement avec quelques dessins (traduits et mis en ligne par Rue89).

Rue 89subprimes.jpg
Clic pour la suite CE210B43d01.pdf

04:30 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Tags : actrice porno, nyl, x, enlévement, séquestrée, bourse, économie | | Commentaires (0)

14/09/2008

TF1 veut nous faire banquer

Le truc avec l'info c'est que c'est pas une denrée rare. Elle coule même à flots. Seulement, la coquine, elle sait bien se cacher parfois. Il suffit pourtant d'un clic au bon endroit pour que les bras nous en tombent :

"Sarkozy en colère contre les nouvelles émissions de France 2

Le chef de l'État n'apprécie pas les nouveaux programmes de France 2. Énervé par l'arrivée de Julien Courbet, il l'est encore davantage depuis l'annonce d'une nouvelle émission animée par Alexia Laroche-Joubert, transfuge de TF1, ex-directrice de «Star Academy». Nicolas Sarkozy voit là une provocation des dirigeants de France Télévisions. Il a, répète-t-il, une autre idée du service publique de l'audiovisuel."

Déjà, on reste un peu sur le cul devant Le Figaro.fr (rien que d'y être allé ?) en lisant ça. Bientôt y va téléphoner aux entraîneurs de Ligue 1 et du Top 14 pour faire les compos d'équipes qu'on se dit du Sarko de bénitier en plein week-end d'agenouillement devant les pantoufles papales.

Mais il y a mieux :

"L'État tenté de ne pas racheter la part de TF1 dans France 24

Les pouvoirs publics estiment être arrivés au bout de l'exercice avec TF1. Le groupe de Nonce Paolini a, en effet, réclamé 45 millions d'euros pour lâcher les 50 % qu'il détient dans la chaîne internationale France 24, à parité avec France Télévisions. Une somme jugée «aberrante» par les pouvoirs publics qui sont désormais tentés de ne plus proposer à TF1 de racheter sa part. L'État pourrait donc se contenter de racheter celle de France Télévisions au nominal, soit 18 000 euros. Du coup, TF1 devrait poursuivre le partenariat avec l'État au sein de France 24, sans avoir de rôle opérationnel",

nous indique le barbier de l'info. Qui nous la fait quand même pas trop mousser celle-là.

Faut dire que l'historique de France 24 a lui seul vaut son pesant de cahuètes : voulue pour être la CNN française (non je suis sérieux là) la chaîne naquit dans la douleur pour se voir assigner un rôle de "voix de la France".

Digression : curieux ce goût pour l'idée de voix dans un pays qui balaie d'un revers parlementaire les voix d'un référendum ou dont le système exclu de fait près de la moitié des voix qui s'expriment, réservant les lieux du pouvoir aux seules élites qui n'ont d'autre souci que leur propre pérennité.

Mais revenons à nos moutons. On est en train de nous expliquer, à demi-mot, que ce bienfaiteur de l'humanité, quasi frère du président régnant, de Martin Bouygues veut nous faire passer à la caisse.

Parce que, jusqu'à nouvel ordre, l'Etat c'est moi (enfin nous mais je n'ai pas pu résister à la tentation du pouvoir, un instant d'égarement) et que les 45 millions d'euros, qui après négociation devraient être ramenés à 25-30 (?), c'est notre thune, notre grisbi, nos pépètes, bref nos impôts destinés au bien public qu'on nous dit.

Et qu'en plus, le Martin y veut nous faire douiller pour un truc qui vaut nib. Ou guère plus. C'est que la fuite de la ménagère vers la TNT, le web ou encore pire, y doit l'avoir en travers le fils de. Et que va falloir qu'elle passe à la caisse d'une manière ou d'une autre. Non mais.

J'oubliais : le machin pompeusement baptisé Audiovisuel Extérieur, formé par l'attelage France 24, RFI, TV5, est conduit par une doublette Alain de Pouzhilac/Christine Ockrent, un ancien patron d'Havas et la régulière de l'épuisé et fatiguant porteur de riz du Quai d'Orsay (Kouchner, le ministre des Affaires étrangères qui a justement sous sa tutelle le bidule voix de la France).

04:14 Publié dans Médias | Lien permanent | Tags : tf1, télévision, france 24, arnaque, budget, économie, médias | | Commentaires (1)

08/09/2008

Omission

Il y a ce qu'on dit et ce qu'on ne dit pas. Les journalistes des Echos furent les premiers à s'inquiéter du rachat de leur titre, réputé dans les milieux économiques, par le très puissant Bernard Arnault. Mais, malgré la résistance d'une rédaction qu'on ne peut qualifier de gauchiste, le proprio de LVMH parvint à ses fins. Et même si ce ne fut pas une nomination en Conseil des ministres, les directeur de la rédaction, Nicolas Beytout fut si ce n'est nommé au moins annoncé en primeur... à l'Elysée par Sarkozy.

Baste. Difficile pour un journal qui se veut de référence d'écrire sur un secteur dans lequel son patron joue un rôle actif. Et ce qui devait arriver arriva.

C'est ce que nous révèle Bakchich (http://www.bakchich.info/article4939.html) qui étudie quel soin a pris le journal pour taire des informations qui auraient pu gêner Carrefour. Et plomber le cour de ses actions puisque les bons résultats constatés s'avéraient s'appuyer sur une politique d'augmentation importante des produits distribués sous marque propre (les fameuses marques de distributeurs). En gros, les chiffres présentés en hausse le sont à court terme. Et une information complète aurait bien pu être interprétée comme annonciatrice de pertes à venir avec le choix prévisible de clients, au pouvoir d'achat en berne, d'aller voir ailleurs. Bref pas bon pour les actionnaires, dont un certain... Bernard Arnault.

Comment y disait déjà ? Tonton David - Sûr et certain

 

02:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Tags : les echos, arnault, presse, économie, carrefour, lvmh, bakchich | | Commentaires (0)

07/09/2008

Rentrée (semaine de)

Je sais pas si vous avez remarqué mais c'était la rentrée cette  semaine. La vraie, celle qui voit les gamins reprendre leurs  cartables et les chemins de l'école. Je précise parce que bien  sûr aujourd'hui, les rentrées se succèdent entre juilletistes,  aoûtiens, tenant du 14 juillet-15 août, amateurs du une semaine  par ci, une semaine par là...

On n'est plus au bon temps de papa où la boite fermait en août  avec le patron qui distribuait l'enveloppe de paie et y  ajoutait, quand les affaires allaient bien, la petite prime qui  fait du bien. Celle qui faisait oublier côté paternel les coups  de gueule et de sang des mois écoulés.  Même si, le salaud (pas  le vieux mais le boss), il se barrait aussitôt vers son bateau,  où, juste après avoir vendu l'usine, l'infarctus allait le  rattraper pour le remercier de s'être crevé le cul à essayer  de sauver les meubles quand les affaires tournèrent   vinaigre. De notre côté, alignées au volant les mamans faisaient  chauffer le moteur avant de céder les commandes et alors que les  caravanes étaient attelées au cul de l'auto, prêtes depuis la  veille. On the road et pas question de perdre un instant par  cette bonne vieille N7 dont on ne se lassait pas ("on va pas  aller payer pour prendre des autoroutes construites avec nos  impôts non ?" qui disait le padre de Donjipez).

Mais on s'égare. La reprise donc. Bronzés, mais pas trop non  plus, costardisés de neuf et rasés de frais les revoilà. Le  moment est révélateur, cette première semaine cruciale.  Presque. La comédie humaine revient au galop.

D'abord raconter les vacances. Surtout qu'il y a toujours un  crétin pour s'en foutre et ne pas poser la question attendue :  t'es allé où? T'as fais quoi?

Parce que là mon pote (j'appelle le lecteur éventuel mon pote  par convention et pour éviter un mon gros qui peut être vexant  et que je réserve à de rares proches enveloppés), c'est une  première partie qui se joue. Le vacancier revenant se divise en  plusieurs catégories et il veut que l'on admire la pertinence de  ses options. Il y a donc l'actif, celui parti en raid, trek et  autres machins sportifs. Le "in" qui était là où il faut être  avec le circuit qu'il faut faire et les gens qu'il faut voir. Le  cultureux qui a visité, découvert, rencontré et en a plein la  bouche. Le fidèle qui a rejoint la maison familiale et s'est  occupé de ses enfants qu'il voit si peu et a pu prendre le temps  de lire, d'écouter la nature et de goûter ce rapport aux choses  simples que nos vies à la con (il dira parfois trépidantes) nous  empêchent d'avoir. On en oublie sans doute.

Bon il y a aussi le sympa. Lui y se fout qu'on lui pose la  question. Il est allé là où il est allé parce que... il en avait  envie. Et il fait court si on lui demande. Bref, lui, on le  retrouve comme il nous avait laissés. D'ailleurs, il serait bien  resté en vacances mais bon faut reprendre le collier comme il  dit, affichant une motivation et une croyance dans l'entreprise  qui nous rappellent que tout n'est peut être pas foutu.  Il fera le métier toute l'année  consciencieusement, avec coeur, obstination, énervement mais  professionnalisme. Par contre il ne fera pas carrière et ne se  fera pas entuber par quelque discours ou idéologie.

Les personnages posés, passons à l'action. Celle de la première  catégorie. La seconde ayant juste remonté les manches et s'étant  remise à l'établi (enfin derrière l'ordi bande de geeks). Parce qu'en peu de temps il se joue tant de choses.
Ca réunionne, conciliabule, se re-réunit, s'empresse avec des  dossiers sous le bras, pond des notes, des rapports, monte les  étages, passe dans les rangs de la piétaille. Ca lance des  projets, des réorganisations, des commissions de réflexion, des  études... Merde dis donc, rien qu'à les regarder on en est  crevé.

Heureusement on sait, avec le temps, que ce mouvement  perpétuel n'est qu'une illusion du mouvement pour que surtout  rien ne bouge.

Si par un hasard piquant la machine à café, la position du  bureau où nos activités offrent un poste d'observation  privilégié il y a des moments à surtout ne pas rater. Devant les  bureaux, dans les couloirs des chefs plus chefs que les autres  chefs - qui eux mêmes ont été assaillis par les un peu moins  chefs qu'eux ou chefs de rien (si un "rentrant" a l'idée  saugrenue de ne pas aller perdre une heure dans leur bureau pour  évoquer les enjeux des mois à venir, ils se révèlent souvent  froissés ou sombrent dans une inquiète incompréhension d'un  individu aussi dissident) -, on fait antichambre.

Il y a ceux qui attendent, ceux qui passent et repassent vers la  secrétaire, inquiets d'un oubli, les furtifs qui, se montrant affairés, font  quand même le détour en jetant un oeil pour voir si, par hasard,  la porte ne serait pas ouverte. Et pour tout cela il faut bien  la semaine car on doit aussi tenir compte que les chefs plus  chefs que les autres doivent aussi aller faire acte de présence  dans une autre aile ou un autre étage. Celui où résident les  encore plus grands chefs qu'eux, voire Dieu le père en personne.  Un big boss himself qui a fort à faire pour joindre sa  hiérarchie au téléphone et faire part des éminentes avancées qui  s'annoncent et vont faire se pâmer les actionnaires et autres  conseils d'administration... On continue ?

Bon alors tout ce beau monde va pouvoir revenir en deuxième  semaine. Ce sera déjà un peu plus calme. Dans un mois tout sera revenu à la normale. Justement,  c'est le moment où je rentrerai.

Car là (pas encore bruni), je me tire en vacances.

04:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Tags : entreprise, vacances, rentrée, vie quotidienne, économie, regard | | Commentaires (0)

 
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