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08/09/2008

Omission

Il y a ce qu'on dit et ce qu'on ne dit pas. Les journalistes des Echos furent les premiers à s'inquiéter du rachat de leur titre, réputé dans les milieux économiques, par le très puissant Bernard Arnault. Mais, malgré la résistance d'une rédaction qu'on ne peut qualifier de gauchiste, le proprio de LVMH parvint à ses fins. Et même si ce ne fut pas une nomination en Conseil des ministres, les directeur de la rédaction, Nicolas Beytout fut si ce n'est nommé au moins annoncé en primeur... à l'Elysée par Sarkozy.

Baste. Difficile pour un journal qui se veut de référence d'écrire sur un secteur dans lequel son patron joue un rôle actif. Et ce qui devait arriver arriva.

C'est ce que nous révèle Bakchich (http://www.bakchich.info/article4939.html) qui étudie quel soin a pris le journal pour taire des informations qui auraient pu gêner Carrefour. Et plomber le cour de ses actions puisque les bons résultats constatés s'avéraient s'appuyer sur une politique d'augmentation importante des produits distribués sous marque propre (les fameuses marques de distributeurs). En gros, les chiffres présentés en hausse le sont à court terme. Et une information complète aurait bien pu être interprétée comme annonciatrice de pertes à venir avec le choix prévisible de clients, au pouvoir d'achat en berne, d'aller voir ailleurs. Bref pas bon pour les actionnaires, dont un certain... Bernard Arnault.

Comment y disait déjà ? Tonton David - Sûr et certain

 

02:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Tags : les echos, arnault, presse, économie, carrefour, lvmh, bakchich | | Commentaires (0)

 
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