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09/03/2009

"La France tu l'aimes ou tu la quittes", version Gilbert Montagné

En soi la news n’était déjà pas piquée des vers : David Douillet et Gilbert Montagné ont intégré cette semaine l’organigramme rénové de l’UMP. Après Johnny et Doc Gynéco, le parti régimaire tenait son nouveau think tank d’élite. Pour ne pas prendre de risque chacun était cantonné dans son domaine de spécialité. L’ex-judoka préféré et affairé de Bernadette (Chirac) est désormais secrétaire national à la vie sportive et le chanteur aveugle secrétaire national aux handicaps. Normal quoi.

Le problème avec les intellectuels c’est qu’ils conservent quoiqu’il arrive leur liberté de ton qui n’est pas toujours en phase avec le langage policé de la politique. Et donc ce qui devait arriver, arriva quand le très oubliable interprète se “Viens danser” et “Sous les sunlights des tropiques” livra l’état d’avancement de ses réflexions sur un exercice bien senti de la démocratie au sarkoland sur l’air de “La (enfin la nôtre, celle de sarko-le-petit) France tu l’aimes ou tu la quittes”:

Comme le dit un commentateur de cette vidéo : ne vaut-il pas mieux être sourd que voir ça… ?

Au passage, la notice Wikipedia du Gilbert est un must : seul un fan ou le service com’ élyséen ont pu oser tant de dithyrambes (ou un sourd me souffle-t-on encore) pour une bio qui va jusqu’au point d’exclamation (!) et oublie les périodes de galas en boites de nuit et supermarchés.

Allez, c’est cadeau :) Et en plus c’est même pas le pire morceau du Stevie Wonder blanc de la sarkozie :

De là à sa prendre pour Obama, il y a un pas de géant pour le nain élyséen et sa clique (lire et voir ici).

Et cette fois, même si ça aurait plus sa place sur Rapido (mon geek blog),  c’est vraiment cadeau et ça a une autre classe :

15/09/2008

Humeur

Merde, merde et remerde. Pas besoin de longs discours pour choper les chocottes devant le cours d'un monde qui court à notre perte, si ce n'est à la sienne, et concourt à contrarier la bonne humeur du noctambule.

Son président en première ligne, la France de Sarkozy, dans sa version officielle et ministérielle, s'assoit sur les principes républicains pour donner dans l'allégeance papiste. Après le camouflet de la tente bédouine en plein Paris, nos brillants dirigeants reçoivent en grande pompe et baisent l'anneau d'un souverain pontife tellement obsédé de poncifs qu'il prêche le bond en arrière. Retour au latin et sus aux divorcés. Tiens, notre dévot président (qui s'est ostensiblement signé devant toutes les télés), dont on connaît les turbulences privées  et qui ne brille guère par son goût de la culture classique et des langues mortes qui ne rapportent rien, est parti pour pas mal de pater et bien des ave.

Bon, se faire humilier à la maison semble devenir une habitude. Et, après tout, le ridicule d'un week-end n'aura concerné que ceux qui veulent bien encore faire comme si. Parce que le monde, lui, continue de nous en jouer de belles.

Les Washington bullets ont de beaux jours devant elles en Amérique du Sud et ailleurs. On le craignait, le supposait - Gardien de Phare m'en avertit le premier - mais on dirait que cela nous pend vraiment au nez. L'Amérique aime quand ça frite et, de ses profondeurs, penche pour McCain. Avancée en milieu de semaine, la tendance se confirme.

Obama marche à côté d'une campagne dans laquelle les Républicains ont ressorti les fusils à tirer dans les coins et usent, comme la droite sait si bien le faire sous toutes les latitudes, des arguments les plus vils. Et de non-dits encore plus choquants. Mais quoi, c'est ça la politique lancerais-je à l'innocent qui croirait encore un peu en une probité et aux idées. Bref, Barack se Ségolénise singulièrement : candidats "différents", désignés par les médias, choisis par leurs partis car présentés en futurs vainqueurs; ils s'avèrent ne pas faire le poids au moment du combat. Pour Obama, je veux encore me tromper.

Mais il aurait au moins pu se payer un traducteur et éviter de prendre un directeur de campagne qui se nomme Plouffe, David Plouffe...

Dans cette affaire, il paraît qu'un effet Palin joue à plein. Rien que sa candidature aurait relancé un pan de l'économie et ferait déjà des heureux : les opticiens.

03:19 Publié dans Blog, Politique | Lien permanent | Tags : usa, politique, mccain, obama, pape, benoît xvi, ratzinger | | Commentaires (0)

 
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