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20/10/2008

Le téléchargement, c'est rentable pour les artistes

J'avais déjà parlé ici des malheurs d'AC/DC. Les hardeux australiens, réfractaires en matière de web diffusion, avaient vu leur nouvel opus être dispo en Torrent avant même que d'être dans les magasins (voir : Highway to Hell pour Black Ice). Ils y remportèrent un joli succès.

Ce qui n'empêcha pas (pour ne pas dire contribua) à voir prises d'assaut leurs deux dates live parisiennes à Bercy, sold out en moins de 48 heures, et ce malgré des tarifs... dans la fourchette de ceux pratiqués par les grosses machines du même acabit (premier tarot à 63 euros). Dans une note titré "La zik révise sa partoche", j'envisageais là un début de modèle économique pour le post-capitalisme, avec la fin des oligarchies de concentration, qui peut se dessiner.

Le site fluctuat.net va plus loin. Il démontre que la mise en ligne de sa musique pour un groupe est une bonne affaire. Tout simplement. Les modèles, différents les uns des autres, adoptés par Radiohead, Nine Inch Nails ou pour les attendues retrouvailles de Brian Eno et David Byrne ont démontré que le "gratuit" c'est... payant. Il en ressort ainsi "qu'en se réappropriant l'œuvre, ce sont les artistes qui rappellent les fondamentaux de la propriété intellectuelle au label, et non pas les majors company qui leur imposent les leurs."

Autrement dit, l'artiste peut trouver la rétribution de son travail et les moyens de sa création à venir dans un modèle de plus grande liberté, avec une rétribution qui n'est plus détournée au profit d'intermédiaires.

En plus direct, encore : ces libéraux, qui pleurent le secours de l'Etat pour défendre leurs monopoles privés, vont devoir réviser leur bréviaire libéral, qui veut que les moins adaptés disparaissent, pour se l'appliquer. Et Negre et ses potes vont bientôt devoir aller se faire voir chez plumeau, loi Hadopi ou pas...

06:09 Publié dans Musique, Web | Lien permanent | Tags : musique, téléchargement, artistes, internet, majors, tock | | Commentaires (0)

15/10/2008

La zik révise sa partoche

On y revient. Fluctuat.net nous apprend que le nouvel album d'AC/DC, Black Ice, aurait déjà été téléchargé 400000 fois... à six jours de sa sortie. Chiffre établi rien que sur les Torrent. Il est vrai que le groupe et le web ça fait deux.

Le gang des frères Young vient de confirmer une tournée anglaise et devrait bientôt compléter les étapes de son périple en Europe. Celle-ci passe par Paris (Bercy) les 25 et 27 février 2009. Et c'est déjà complet (sauf à espérer donc le rajout d'une date au POPB ou quelque escale provinciale).

A  63 euros le ticket le moins cher, un "twitteriste" nous faisait remarquer hier que "c'est plus du rock, c'est du racket...". Si on ajoute les partenariats et les produits dérivés, les hardeux des antipodes devraient plus que rentrer dans leurs sous. Les Stones appliquent le principe depuis longtemps.

Certains fans ont peut être d'ailleurs compris que le download de l'album était compris dans le package avec le prix de la place :)

L'idée peut en tout cas ouvrir des pistes en matière de rémunération des artistes alors que les mesures de surveillance et de répression s'avèrent obsolètes avant que d'être. Mais il leur faudra pour cela mettre au pas ou rompre avec les responsables d'une industrie mourante qui ne veulent pas renoncer à se sucrer des deux côtés de la guitare. Il y aura aussi des méthodes de péréquation (ptin t'as vu le mot qui le fait grave là) à trouver pour des créateurs à audience moyenne qui ne drainent pas de telles foules et un business de produits dérivés aussi important. Là aussi, même si chacun va pleurer sa misère, il faudrait jeter un oeil sur ce qui se passe entre producteurs, promoteurs, tourneurs et patrons de salles pour voir si une meilleure redistribution ne serait pas jouable.

Tu oublie les petits va-t-on me lancer ? Bon, eux ils ont compris toute l'utilité du web pour créer du buzz autour de leur boulot. Et du coup attirer du monde, flatter le branché qui aura le t-shirt à leurs couleurs, avoir un lien direct avec leurs fans via Myspace, Youtube...

On pense là à Pete Doherty qui se filme à la maison en plein processus de composition ou de répétition. Ou encore à des remixeurs, sortant des skeuds en tirage limité mais qui, à force d'être repris et samplés, vont s'assurer une réputation et de solides cachets pour quelques heures de dijiing. Sans parler des porteurs du label "découvert sur le net" sur lesquelles les majors se précipitent entre deux compils et autres daubes pour tenter de faire quelques sous sans avoir rien investi sur des carrières débutantes (comme le firent les vrais producteurs autrefois).

On trouvera des exemples multiples au hasard de nos goûts respectifs. Après la scène alternative, les micros labels electro, les pressages autoproduits ou en séries limitées, malgré échecs, errements et récupération, en tâtonnant, c'est bel et bien un modèle qui est en train de se dessiner. Celui de la musique de demain dont seront absents les Universal et autres escrocs.

Chimères contestataires et illusoires ? Que nenni. La preuve : le tout nouveau Nobel d'économie, Paul Krugman est favorable au téléchargement gratuit et anticipe les avancées technologiques en matière de propriété intellectuelle.

Il se réfère même à l'un des groupes symboles de la contre-culture, le Grateful Dead (c'est pas vrai : faut tout faire, Jerry Garcia, connaissez pas ?). Dans une toute autre époque, il avait été pionnier en incitant ses fans à copier des cassettes audio parce qu'il avait réalisé que plus il avait de fan, plus il vendait de produits dérivés et de places de concerts.

 

Reste le cinoche. Il y aura des pistes à explorer. La première, la plus évidente, serait de se demander pourquoi taxer les FAI pour financer une télévision d'Etat (qu'on veut comme ça en tout cas) afin que la thune de la pub aille aux copains du privé ? Cet argent, peut être même avec une ponction moindre, ne serait-il pas mieux employé à soutenir le ciné en allant vers le CNC, la commission d'avance sur recettes ou carrément à des prises de participation dans des productions (en lieu et place de celles des chaines de télé à qui on veut le donner) ?

01:43 | Lien permanent | Tags : rock, acdc, téléchargement, black ice, tournée, gratuit, p2p | | Commentaires (3)

09/10/2008

AC/DC : Highway to Hell pour Black Ice

Le problème de l'attente c'est que ça provoque des impatiences. Huit ans d'absence et une sortie prévue pour le 21 octobre : Black Ice, marque le retour d'AC/DC aux affaires. Petit problème : le groupe, sa maison de disque, n'ont pas vraiment su gérer la nouvelle donne du marché musical. Une sortie à l'ancienne avec un single clippé (que j'avais déjà blogué ici) et basta.

Du coup récidive d'un cas de figure devenu habituel : l'album se trouve déjà dispo en téléchargement. Et c'est pas pour rien. Comme l'explique Philippe Astor sur Musicspot, aucune loi n'aurait pu l'empêcher. Il nous précise que " Black Ice s'affiche depuis 24 heures sur Pirate Bay et sur la plupart des trackers BitTorrent, mais ceux qui ont peur de voir leur adresse IP repérée peuvent simplement se rendre sur RapidShare ou MegaUpload, deux hébergeurs dont la part de trafic Internet est en train de monter en puissance, et qu'aucun dispositif ne permet à ce jour de fliquer ou de filtrer". Il serait aussi trouvable sur le réseau ed2k...

Pourtant, le web ayant bien su porter la légende du groupe, une autre démarche aurait pu être initiée par son management...

Sans rancune, 17 minutes en live et en forme. Let There Be Rock.

let there be rock
Vidéo envoyée par ertu5504

Moi, je reprendrais bien une tournée, pas vous ?

06:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Tags : rock, ac/dc, black ici, téléchargement, hadopi, industrie musicale | | Commentaires (0)

 
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